Je me souviens très bien du moment où les recherches que j’avais commencées pendant mon stage chez Tower ont enfin produit d’excellents résultats en simulation. Cela a été l’un des moments les plus marquants de ma vie, au même titre que lorsque j’ai appris que j’allais étudier aux États-Unis ou que j’ai réussi à faire 20 tractions consécutives pour la première fois. Je me suis mis à faire le tour de la résidence étudiante avec un sourire impossible à dissimuler.
J’ai commencé ces recherches pendant mes stages d’été de deuxième et de troisième année universitaire, puis je les ai reprises après avoir rejoint Tower à temps plein. Au moment où le projet a été mis en production, j’y avais réfléchi pendant près de la moitié de mes études universitaires. D’une certaine façon, j’avais grandi avec.
Cette expérience illustre parfaitement ce que j’ai le plus apprécié lors de mes deux stages chez Tower. Dès le premier jour, et avec le soutien de mon équipe, j’ai travaillé sur un projet dont l’objectif ultime était d’être mis en production et de créer une réelle valeur ajoutée. Il ne s’agissait pas d’un projet créé uniquement pour occuper mon été : je contribuais à un travail que l’équipe avait véritablement l’intention d’utiliser.
Maintenant que je travaille à temps plein comme trader quantitatif chez Tower, je comprends encore mieux ce que ces stages m’ont appris : le fonctionnement des sociétés de trading quantitatif, ce qui distingue une recherche solide d’une recherche exceptionnelle, et ce que je recherchais chez l’équipe avec laquelle j’allais commencer ma carrière.
Trouver ma voie vers le trading quantitatif
J’ai grandi en Roumanie, où j’ai participé aux Olympiades internationales de physique, avant de partir aux États-Unis pour étudier l’informatique à l’Université de Princeton.
La finance quantitative s’est démarquée comme choix de carrière, car elle réunissait plusieurs aspects qui m’attiraient. Je pouvais continuer à utiliser les mathématiques, notamment les probabilités, le calcul différentiel et intégral, l’algèbre linéaire ainsi que l’art de formuler des approximations pertinentes, et les compétences analytiques que j’avais développées grâce à la physique, mais dans un environnement où la recherche était collaborative et où ses retombées étaient beaucoup plus faciles à observer.
J’étais particulièrement attiré par la rapidité de la rétroaction. En trading, on peut élaborer une idée, la tester en simulation, tirer des enseignements des résultats et continuer à l’améliorer. Il n’est pas nécessaire d’attendre des années pour savoir si son travail va dans la bonne direction.
J’aime également le caractère objectif de la réussite en recherche quantitative. Par exemple, j’aime peindre pendant mon temps libre. Il m’arrive de passer une semaine sur une toile que je considère comme un chef-d’œuvre, pour ensuite entendre ma grand-mère dire qu’elle la trouve « plutôt moyenne ». À d’autres moments, elle est émerveillée par une œuvre à laquelle je n’ai consacré qu’une demi-heure. La recherche quantitative est plus objective : lorsqu’un membre de mon équipe obtient d’excellents résultats de P&L (profits et pertes) dans ses recherches, je peux constater les mêmes résultats et reconnaître immédiatement la qualité de son travail.
Prendre en charge un projet concret
Lorsque j’ai rejoint mon équipe comme stagiaire, mon gestionnaire m’a proposé plusieurs projets et m’a laissé choisir celui sur lequel je souhaitais travailler. J’ai choisi de développer des modèles pour le trading de contrats à terme sur indices, car j’y voyais une occasion intéressante.
Dès le départ, l’objectif était clair : si les recherches étaient concluantes, nous voulions mettre la stratégie en production.
Cela a changé ma façon d’aborder mon stage. Je savais que le projet pourrait éventuellement être utilisé par l’équipe, ce qui m’a permis de rester motivé même si les recherches demandaient du temps.
Mon projet a nécessité un long cycle de recherche. Je l’ai poursuivi pendant un deuxième stage, puis d’autres membres de l’équipe ont continué à le faire avancer pendant que je terminais mes études. Je l’ai ensuite repris après avoir rejoint Tower à temps plein. D’autres projets peuvent progresser beaucoup plus rapidement. J’ai vu des stagiaires d’autres équipes dont le travail a été déployé dès la fin de l’été.
Ce parcours plus long a rendu l’expérience encore plus enrichissante à mes yeux. J’ai eu l’occasion de prendre en charge une idée dès le début de ma carrière et, finalement, de la mener à bien.
Comprendre comment fonctionne réellement la recherche
Les compétences techniques constituent le fondement du trading quantitatif, mais certaines des leçons les plus importantes que j’ai apprises concernaient la façon de mener efficacement des recherches.
J’ai notamment appris l’importance du souci du détail. La réussite ou l’échec d’une idée prometteuse peut dépendre de petites décisions liées à sa mise en œuvre et à son évaluation : le choix de la grille d’hyperparamètres pour un modèle d’apprentissage automatique, la normalisation des variables d’entrée ou encore le traitement de données historiques qui semblent erronées. Lorsque les résultats ne correspondent pas aux attentes, il faut examiner attentivement les données et chercher constamment à comprendre ce qui pourrait ne pas fonctionner.
J’ai également compris à quel point la communication est essentielle. Lorsqu’on débute, on développe encore son intuition et on apprend à connaître les systèmes et la base de code de son équipe. En communiquant régulièrement avec mon gestionnaire, j’ai pu obtenir rapidement des conseils et éviter de m’engager trop loin dans la mauvaise direction.
Ces habitudes me servent toujours dans mon poste à temps plein. Je continue à communiquer fréquemment avec mon équipe et à appliquer la méthode de recherche que j’ai développée pendant mon stage : commencer par cerner le bon problème, s’assurer que les données sont de qualité avant d’optimiser les systèmes qui les exploitent, puis aborder chaque étape dans le bon ordre.
Savoir que je voulais revenir
Mes stages m’ont beaucoup appris sur le trading et la recherche, mais la principale leçon que j’en ai tirée était plus simple : c’était au sein de cette équipe que je voulais travailler à temps plein.
Je m’entendais extrêmement bien avec mes collègues et j’étais entouré de traders auprès desquels je savais pouvoir énormément apprendre. Encore aujourd’hui, la courbe d’apprentissage demeure exigeante, et je considère que c’est une excellente chose.
À toute personne qui commence un stage chez Tower, je conseille d’en apprendre le plus possible sur son projet, mais aussi sur son équipe, Tower et le secteur dans lequel elle évolue. Plus vous comprendrez le contexte, mieux vous pourrez saisir l’importance de votre travail et déterminer comment vous pouvez contribuer.
Je suis arrivé chez Tower comme étudiant, avec l’envie de découvrir la réalité du trading quantitatif. J’en suis reparti en sachant quel type de travail éveillait ma curiosité et mon ambition, avec qui je voulais le réaliser et quelles recherches je souhaitais revenir terminer.